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Histoire des salles

Des salles aux noms des pionniers de la génétique

La génétique a fait des progrès fulgurants ces vingt dernières années. C'est aujourd'hui un des secteurs scientifiques les plus actifs et les mieux identifiés par le grand public. Mais cela n'a pas toujours été le cas. Depuis des siècles, des chercheurs se battent pour découvrir comment guérir ces maladies héréditaires qui rendent la vie si compliquée à certains d'entre nous. Au fil des ans, ils ont découvert la carte du génome humain, identifié les gènes responsables de certaines maladies et entamé des essais thérapeutiques. Génocentre a choisi de leur rendre hommage en donnant à ses salons les noms de quelques-uns des chercheurs en génétique les plus célèbres. Suivez le guide et apprenez-en plus sur l'histoire de la génétique!

Le précurseur

Gregor Johann Mendel, botaniste autrichien
Dans les années 1860, ce moine scientifique entreprend des recherches sur les pois de senteurs. Ses travaux permettent de démontrer que certains caractères se transmettent d'une génération à l'autre : le concept d'hérédité est désormais appliqué à la biologie. Si ses recherches laissèrent la communauté scientifique sceptique à l'époque, les lois de Mendel sont aujourd'hui à la base de la génétique formelle.

Les bricoleurs de gènes

Francis Crick , biophysicien britannique
En 1953, Francis Crick se lance dans l'étude de l'ADN. Pour ce faire, il se base sur les travaux de Maurice Wilkins. Crick démontre le modèle de structure tridimensionnelle en hélice qui régit l'ADN, ainsi que son mode de réplication. Ces travaux, qui constituent le fondement de la biologie moléculaire, lui valent un prix Nobel, en 1962. En 1966, Crick parvient au déchiffrage du code génétique.

James Watson, biochimiste britannique
Avec son compère Francis Crick, ce biochimiste parvient à démontrer que l'ADN est régi par un modèle de structure tridimensionnelle en hélice. Grâce à ces travaux, qui constituent le fondement de la biologie moléculaire, il décroche le prix Nobel en 1962.

François Jacob, biologiste français
Ce membre de l'Académie française se destinait à la chirurgie. Des blessures lors de la seconde guerre mondiale le contraignent à changer d'orientation et il s'oriente vers la biologie. Professeur de génétique cellulaire, ses travaux portent essentiellement sur les mécanismes génétiques chez les bactéries et les effets biochimiques des mutations. Ce qui lui vaudra de décrocher le prix Nobel de physiologie en 1965. François Jacob est notamment à l'origine de la notion d'ARN messager et de gènes de régulation.

L'infiniment petit

Ernst Ruska, physicien allemand
En 1931, Ernst Ruska révolutionne le monde de l'infiniment petit en mettant au point la première lentille électronique. En 1933, il parvient à en combiner plusieurs, pour créer le premier microscope électronique en transmission. Les images ainsi obtenues sont beaucoup plus détaillées qu'avec un microscope optique. Grâce à ces travaux, Ernst Ruska se verra décerner le prix Nobel de physique en 1986, avec Gerd Binnig et Heinrich Rohrer.

Max Kroll, ingénieur allemand
Au début des années 1930, Max Kroll met au point la première lentille électronique avec son compère Ernst Ruska. Très vite s'ensuit la naissance du microscope électronique, permettant ainsi des avancées majeures dans les domaines scientifiques.

Les découvreurs de gènes

Antony Monaco, généticien britannique
Il découvre le gène de la dystrophie musculaire responsable de la myopathie de Duchenne, grâce à la génétique inverse. Ce procédé consiste à examiner l'arbre généalogique de la famille, au lieu d'observer les symptômes de la maladie pour tenter de découvrir son origine. Ainsi, le chercheur analyse la distribution des gènes et en déduit, par un procédé de biologie moléculaire, la zone d'anomalie du chromosome. En 2001, Antony Monaco et son équipe du  Wellcome Trust Centre for Human Genetics (Université d'Oxford) découvrent un "gène du langage", situé sur le chromosome 7.

Guillaume Duchenne, médecin français, fondateur de la neurologie
Médecin d'exception, Guillaume Duchenne est considéré comme le fondateur de la neurologie. Il a développé, au XIXe siècle, l'utilisation de l'électricité comme instrument d'investigation physiologique. Grâce à cette technique, il décrit plusieurs actions et localise leurs origines, notamment une forme d'atrophie musculaire qui porte aujourd'hui son nom, la myopathie de Duchenne. Il instaure également la biopsie, en inventant un instrument qui permet de prélever des échantillons de tissu à l'intérieur du corps.

Jean Dausset, médecin français
Suivant les traces de son père, pionnier en rhumatologie, Jean Dausset se dirige vers la médecine et se spécialise en hématologie et en pédiatrie. En 1958, il décrit le premier antigène leucocytaire du futur système HLA. Plus tard, il démontre l'importance de l'histocompatibilité de l'homme (HLA) dans la transplantation. A la même époque, il initie, avec Robert Debré, une grande réforme du système médical français. Prix Nobel de physiologie et de médecine en 1980, il fonde, en 1983, le Centre d'étude du polymorphisme humain. Ce centre contribuera plus tard à l'établissement de la carte génétique et physique du génome humain.

 

 

 

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